Les femmes Black sont de plus en plus entrepreneures mais n’ont pas accès au financement : comprendre, dénoncer et transformer les barrières.
L’entrepreneuriat féminin a connu une croissance remarquable sur l’année 2025 à l’échelle mondiale et particulièrement chez les femmes Black, qui figurent parmi les groupes dont le nombre d’entreprises progresse le plus rapidement. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’accéder aux financements nécessaires pour faire croître leurs sociétés, ces entrepreneures se heurtent à des obstacles profonds, souvent invisibles mais systématiques.
1. Un écosystème où l’accès au capital est une barrière majeure
Bien que les femmes Black soient parmi les entrepreneures les plus dynamiques, avec des taux d’ouverture d’entreprise supérieurs à ceux d’autres groupes démographiques, elles rencontrent des difficultés financières persistantes. Elles sont plus susceptibles de s’autofinancer, faute d’accès à d’autres sources de capitaux.
61 % des femmes Black financent leurs entreprises avec leurs propres moyens plutôt que par des fonds externes.
Dans une enquête aux États-Unis, 95 % des entrepreneures Black ont utilisé leurs finances personnelles pour lancer leurs structures, et seulement 0,03 % ont obtenu un financement tiers au démarrage.

2.Des chiffres révélateurs de disparités profondes
Les données disponibles montrent que le problème n’est pas marginal : il s’agit d’une inégalité systémique enracinée dans les pratiques d’investissement.
Les entreprises dirigées par des personnes noires reçoivent généralement moins de 2 % des fonds de capital-risque, et celles fondées par des femmes Black moins de 1 % des fonds totaux.
Une étude récente montre que les startups de femmes Black n’ont reçu qu’environ 0,34 % des fonds de capital-risque aux États-Unis en 2021.
Parfois, même dans des pays comme le Royaume-Uni, les fondateurs Black ont obtenu seulement 0,95 % de l’investissement total en capital-risque, malgré une part plus importante dans l’écosystème entrepreneurial.
Ces chiffres témoignent d’un écart considérable entre la contribution économique réelle des entrepreneures Black et leur accès aux ressources financières qui permettent à une entreprise de croître.
3. Pourquoi ces inégalités persistent
A. Biais systémiques et manque de représentation
Le capital-risque et les grandes institutions financières demeurent dominés par des réseaux et des investisseurs majoritairement blancs et masculins. Cela crée des barrières invisibles à l’accès à l’information, aux contacts et aux opportunités de financement.
Moins de représentants issus de communautés diverses dans les fonds d’investissement signifie moins de points de vue et de compréhension des marchés sous-servis. Ces biais ne sont souvent pas expliqués par un manque de compétence des entrepreneures elles-mêmes, mais par des structurations sociales et économiques qui perpétuent l’exclusion.
B. Manque de réseaux et capital social
L’accès aux réseaux est crucial dans l’entrepreneuriat. Beaucoup de financements, en particulier dans la tech ou le capital-risque, se font par effet de réseau qui dépend souvent de relations héritées, historiques ou familiales.
Faute de richesse intergénérationnelle et de relations bien établies dans ces cercles, certaines fondatrices Black peinent à même obtenir une audience auprès des investisseurs.
Ce manque de capital social vient s’ajouter à l’écart de capital financier, et aggrave les défis d’accès aux ressources.

4. Témoignages et exemples concrets
Certaines entrepreneures Black ont réussi à lever des fonds malgré ces obstacles. Cela dit, leurs trajectoires montrent bien à quel point la quête de financement peut être ardue et coûteuse en temps et énergie.
Par exemple, dans un contexte britannique, une fondatrice d’une plateforme d’investissement a décrit le combat intense pour convaincre des investisseurs souvent remis en question en raison de son genre et de sa couleur de peau, malgré une expérience considérable.
Dans d’autres cas, des entrepreneures ont profité de fonds dédiés à la diversité, comme des initiatives philanthropiques ou des programmes ciblés, pour réussir à développer leurs opérations preuve que des modèles alternatifs existent, mais ne sont pas encore généralisés.
5. Vers des solutions plus équitables
Un Capital ciblé et initiatives communautaires
Pour remédier à ces déséquilibres, plusieurs organisations ont créé des fonds et des programmes dédiés à la promotion de femmes Black entrepreneures, par exemple avec des subventions, des bourses ou des investissements ciblés.
Un Renforcement des réseaux et mentorat
Soutenir des réseaux professionnels, des mentors et la coopération entre entrepreneures et investisseurs est essentiel pour élargir les opportunités et connecter les projets innovants aux bons interlocuteurs.
Une Sensibilisation et pression pour un changement structurel
À long terme, l’une des clés est d’amplifier la prise de conscience au sein de la finance traditionnelle pour que l’investissement en faveur de l’innovation ne soit plus dicté par des stéréotypes ou des biais historiques, mais par une reconnaissance des potentiels économiques, indépendamment du genre ou de l’origine.
En Conclusion en 2026, avoir une direction de sorte à faire sa place dans un système qui est totalement à réinventer. L’accès au financement reste l’un des freins les plus concrets et persistants auxquels sont confrontées les femmes Black entrepreneures malgré leur dynamisme, leur créativité et leur rôle croissant dans l’économie mondiale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des parts de marché extrêmement faibles dans le capital-risque, des taux massifs d’autofinancement, et des obstacles de réseau et de capital social qui handicapent les trajectoires.
Pour surmonter ces défis, il faudra poursuivre des initiatives ciblées, encourager des pratiques d’investissement plus inclusives, et surtout repenser ce que signifie soutenir l’entrepreneuriat à un niveau équitable pour que chaque talent, quelle que soit son origine, ait une chance réelle de réussir.
Et si nous les femmes black, celles qui osent se retrouvaient au sein d’un Business Club afin d’avoir accès à des bons plans, de bons réseaux à travers le monde, des carnets d’adresses important selon leur secteur d’activité et se soutenir afin de parvenir à des objectifs que seules parfois elles ont du mal à faire face.

